La flore du Djurdjura

Publié le par Abbas Toumert

     Le Djurdjura a été érigé pour la première fois en espace protégé pour sa flore et sa faune à l'époque coloniale en 1925. Depuis un décret présidentiel de l'Algérie indépendante en 1983, le parc national a repris son rôle de préservation. En 1997, le parc national du Djurdjura a été choisi par l'UNESCO comme réserve de la biosphère.

  Le parc national du Djurdjura occupe une superficie de 18.550 hectards entre les wilayas de Tizi Ouzou de Bgayet, de Bordj Bou Arreridj et de Bouira. Cette réserve naturelle se distingue par ses paysages diversifiés. On trouve des massifs forestiers qui s’étalent sur une superficie d’environ 3.469 hectares et des pelouses d'altitude pseudo-alpines totalisant une superficie de 8.300 hectares.

   L’Algérie compte 3.200 espèces botaniques dont 640 sont menacées de disparition. La flore du Djurdjura est représentée par près de 1.100 espèces, soit 1/3 de la flore algérienne dont 33 espèces protégées, soit 14,60% des espèces protégées en Algérie. 32 essences sont endémiques, 145 rares et 70 très rares, par ailleurs le parc renferme 111 espèces médicinales. A celles-ci s’ajoutent 90 espèces de champignons et 52 espèces de lichens.

   Les massifs forestiers sont des cédraies pures (40%), des Cédraies - chênaies vertes (30%) et des chênaies vertes (13%). Le chêne liège et le chêne zéen sont plus abondants aux Ait-Ouabane. Les cédraies sont exploitées depuis 2.000 ans souvent avec excès. Elles ont souvent souffert d'incendies à différentes époques comme lors de la Guerre de Libération mais aussi récemment à cause d'activités humaines plus importantes avec l'augmentation de la population et des conditions naturelles propres à la région comme la présence du sirocco qui amplifie l'effet dévastateur des incendies ainsi en 2.000, 145 ha sur 200 de la cédraie de Tikjda ont été réduits en cendres. Il y a aussi la présence d'une sous-espèce endémique algéro-marocaine, le pin noir formant de petits îlots à Tigounatine et des sujets épars à Taouialt. Le pin d'Alep est peu abondant, mais on le trouve à des altitudes élevées. On y rencontre, avec de faibles proportions : le houx, l'érable à feuille obtue, l'érable de Montpellier, l'érable champêtre, le merisier et l'if.

   Dans cette vidéo, nous vous proposons avec l'expertise de Djamel Lebib et Omar Kerdja une découverte un peu plus intime, presque palpable de cette flore.

                                                                                                                       Abbas Toumert

 

Sources :

Ali Loukkas "Atlas des parcs nationaux algériens" Direction Générale des Forêts. Parc national de Théniet El Had. Mars 2006

Amar Naït Messaoud "Le Parc National du Djurdjura Réserve de la biosphère et espace de loisir" Dépêche de Kabylie 26 avril 2008

Djedjiga Rahmani, Journal "Parc national du Djurdjura : réserve de la biosphère mondiale" « El Watan » du 18/19 juillet 2008

http://djurdjura.over-blog.net/album-1913208.html

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Publié dans Faune et flore, Randonnées

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