Randonnée sur la neige

Publié le par Lghotti Nekmouche

     Bonjour Méhaga, bonjour l’Akfadou, encore une fois, nous sommes vos hôtes ! C’est avec chaleur, malgré le temps glacial qu’il fait, que nous retrouvons la région et nos amis Muhend, Khaled et Lounis qui seront des nôtres pour cette randonnée, des guides avisés, sans oublier Dayana la chienne, qui nous accompagne. A travers la forêt enneigée, nous essayerons d’atteindre le lac noir, notre destination désignée. Que la randonnée commence.

     Le groupe est étoffé, dix neuf participants, tous désireux d’admirer le lac sous la neige ,à mille deux cents mètres d’altitude. Des plus âgés aux plus jeunes l’enthousiasme est débordant.

   Les hauteurs de Méhaga dépassées, nous abordons une forêt silencieuse, encore endormie, recouverte d’une neige abondante, d’un blanc immaculé où tous les repères connus ont disparu. Ni traces de pas, ni âme qui vive, ni vol d’oiseaux, seul le hurlement du vent nous accompagne. Enmitoufflés dans nos vêtements chauds, nous progressons en silence, les uns derrière les autres, seules nos respirations battent la mesure de nos pas, l’air que nous expirons devient buée ,. Cette procession que nous formons ressemble à un vieux train toussotant , avançant péniblement sur un parcours en pente. Plus nous avançons, plus la neige est haute, plus notre allure est lente.

     Discipliné, le groupe a relevé le défi de cette « expédition » sans trop de difficultés. Les plus jeunes, Ouelhadj, Abdella, Malek et Sami devant, ouvrant le passage (Arzane assalou ) permettant ainsi au reste du groupe de progresser sur leurs pas. Les guides sont devant, derrière ou au milieu surveillant la moindre de nos glissades. Enfoncés à mi cuisses dans cette neige abondante , il est très difficile de se mouvoir, chacun d’entre nous a eu son lot de railleries. Nous connaissons très bien ce parcours mais avec autant de neige, point de repères, du blanc encore du blanc et rien que du blanc jusqu’à l’horizon.

     Il est midi et demi, nous marchons depuis trois heures de temps, quelle distance avons-nous parcouru, minime nous indique le podomètre. La neige est de plus en plus haute, les premiers gémissements se font entendre, la fatigue se fait sentir et l’envie d’atteindre le lac s’amenuise. Pause déjeuner et évaluation de la situation.

     Les plus « braves » d’entre nous peuvent rejoindre le lac s’ils le désirent. Sur ce parcours, il n’y a aucun danger particulier (tomber dans un précipice ou subir une avalanche ), seule l’abondance de la neige pourrait les empêcher d’y parvenir. L’absence de raquettes contrarie les chances de succès. Le groupe se scinde en deux. Nous les plus âgés ,nous faisons demi tour et c’est tant mieux. Le retour n’est pas facile, les glissades et les chutes sont nombreuses sur cette descente enneigée et glissante, des moments de fou rires, nous auront quoi raconter

     Nous avons parcouru près de huit kilomètres, loin de nos records habituels. C’est une agréable sortie et une nouvelle expérience pour le groupe. Nous nous sommes amusés comme des bambins.

                                                                                         29/01/2017  Lghotti Nekmouche Bivouac Randonnées avec bivouac sur la neige http://djurdjura.over-blog.net/article-28012809.html 

 

 

Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Randonnée sur la neige
Splendeur d’Agweni Izeghran 
                                                     Lundi 17 février 2017, par Lghotti Nekmouche  
 Plus avertis, mieux équipés et peut être plus décidés que la fois passée, atteindre le lac est notre but. Une marche revigorante à travers la forêt enneigée nous y enmène. Le lac Zoghra (Agewni Izeghran ) avec toute sa splendeur hivernale nous accueille. Recouvert de neige et en partie gelé, une image nouvelle que nous découvrons. Debout, nous admirons sans déranger la quiétude de cet endroit. Les rives du lac où la neige a fondu, faisant miroir, projettent le reflet des arbres à la surface de l’eau , tel un ballet de sirènes, chaloupant et ondulant leurs ombres. Un tableau invitant à la contemplation et au silence . C’est la communion avec cette nature généreuse et pas jalouse de ses atours, « remplissez vos yeux, faites cliquer appareils , semble t elle nous dire », la forêt est belle.
 
   La forêt s’éveille, les prémices du printemps ne trompent pas. Quelques bourgeons déjà, le murmure doux du vent, le clapotis de l’eau, quelques vols d’oiseaux , des sons agréables à l’oreille pour qui sait écouter. Le temps s’est réchauffé, la lumière est vive et l’horizon dégagé , l’hiver semble reculer devant tant de musique printanière . La neige ambiante est plus décorative que menaçante. C’est bientôt la saison des amours, la nature sera en fête
 
   Notre groupe est restreint , cinq personnes seulement, habituées à randonner ensemble. Silence, nous nous sommes dit, ne dérangeons pas cette sérénité . Seuls nos pas crissent sur cette neige fondante, ne gênant nullement notre progression. Le parcours est agréable, la journée ensoleillée. Une neige scintillante, sur laquelle se projette l’ombre des arbres, nous aveugle et nous donne le tournis avec ce jeu d’ombre et de lumière . Nous respirons à plein poumon, l’oxygénation est bienfaisante, les corps sont détendus et l’esprit vif. Une ballade reposante, apaisante, le corps et l’esprit sont en communion. Beaucoup de relâchement, beaucoup de satisfactions, une bonne ballade, j’aime.
   
   Mohand Oulhadj Ghebbi, dit le colonel, de part son prénom est un écolo sans concession. Son sac à dos est plein à l’aller et au retour, compréhensible à l’aller mais moins au retour. Il ramasse tous les détritus sur son passage (canettes, bouteilles et autres ), nous l’aidons même à trouver quoi ramasser !!!.
   
   Malek Djenane, le secouriste, son sac à dos est une véritable pharmacie. Avec lui, rien ne peut nous arriver.
 
  Mohamed Tabeche, la randonnée n’a pas de secret pour lui. Il connait plein d’histoires, de blagues…, il suffit d’ouvrir le tiroir, un régal., la bonne humeur .
 
   Said Ath Larvi, sort pour la deuxième fois avec nous, nous l’apprécions beaucoup. Ne s’est pas encore totalement « laché »
   
   Lghotti Nekmouche, à l’écoute des papys inquiets pour leurs petits enfants. D’une démarche les pieds en dedans, à un plâtre trop longtemps porté, sans oublier la gibosité, tout y passe. Avec des mots simples, j’explique des choses très compliquées. Ils sont attentifs, curieux , studieux et posant les bonnes questions. Ils auraient été d’excellents étudiants, ces papys.
 
Ainsi vont nos randonnées où nous passons d’agréables moments. Sortez, découvrez la nature et aimez vous les uns, les autres.

 

Publié dans Randonnées, L.Nekmouche

Commenter cet article