Mohamed Bourehla

Publié le par Med Tabeche

Biographie  

    Mohamed Bourahla est un autodidacte, de formation administrative ; il est né le 27 Août 1950 à ksar el boukhari (Wilaya de Médéa) Algérie. Poète, romancier, nouvelliste, dramaturge, essayiste et traducteur ; il a connu le mouvement du théâtre amateur algérien dans les années 70 où il a joué, écrit et monté des pièces. Il écrit en arabe et en français.

     En 1998, il publie un lexique de traduction français– arabe des termes de gestion de ressources humaines ; en 2006, son roman « الخبز والإدام » (Le pain et le condiment) ; en 2008, un recueil de chroniques « Le pire des mots » ; en 2009, un recueil de 10 nouvelles qu’il intitulera « Le laurier-rose ». En  2014 il publiera aux Éditions MIM un roman en arabe (قبل البدء حتى) qu’il traduira, en 2017, en français avec pour titre « Froiville ». Ce roman fera l’objet d’une vente-dédicace au prochain salon international du livre d’Alger.

    Au théâtre, l’auteur a écrit dix pièces et adapté deux romans. Lauréat, en 2012, du prix du meilleur texte original, ses pièces ont été jouées par les théâtres régionaux de Skida, Annaba, Batna, Souk Ahras et Mascara ; certaines ont fait l’objet de travaux universitaires, une (Le retour du saint) a été traduite en français par l’auteur. Bourahla a, en 2012, animé un atelier sur l’écriture dramatique en marge du Festival du théâtre comique, participé, en 2017, au TNA, à une conférence sur l’adaptation théâtrale. Il a été membre des jurys des festivals du théâtre comique (Médéa, 2010) et du théâtre professionnel (Alger, 2015).

 Bourahla déclare à propos de sa passion : « La littérature, n’est pas un moyen de distraction, c'est-à-dire de détournement. C’est une pulsation essentielle de la subjectivité [...] L’écriture est une double tentative : la première est celle de se projeter dans le monde à travers le style. La seconde consiste, par elle, à se refuser à n’être qu’une pale copie, un numéro sans voix. C’est une tentative risquée car le style ne prévient ni n’excuse la sottise et, d’autre part, la littérature est, à la fois, un espace de conflit et de liberté illusoire... la rencontre de l’auteur et de la langue s’apparentant à un oxymore ; nous croyons, alors, faire dire aux mots ce que nous voulons qu’ils disent alors que les mots ont leur mot à dire.

Mohamed Bourehla avec son ami le Dr Djafer Messaoudi

Mohamed Bourehla avec son ami le Dr Djafer Messaoudi

    La production de Mohamed Bourahla est la suivante : 

 

A) Théâtre  

 

- Ecrits propres

 

1) Le roi joue (الملك يلعب) Production du Théâtre régional de Skikda 2012 / Publié 

    2012, Festival national du théâtre professionnel d’Alger, prix du meilleur texte original.

 

2) Dans l’attente du jugement (في انتظار المحاكمة) Production du Théâtre régional de Annaba

     2014. Publié

 

3) La verrue (الثؤلول) 2012 / monodrame. Publié

 

4) La nuit de la colère des dieux (ليلة غضب الآلهة) /

     Production du Théâtre régional de Batna 2014

 

 

5) Mon cher ami (صديقي العزيز) 2013 / monodrame

6) Un jour avant le jugement dernier (يوم قبل القيامة) / 2014

7) Un cœur en bois (قلب من خشب) 2014 / monodrame

8) La friandise (الفالوذج) / Adapté par le Théâtre régional de Mascara 2016

9) Les monstres ont peur des roses (الوحوش تهاب الورد) / 2015

10) La commission de lecture (لجنة القراءة) 2017

 

- Adaptations théâtrales

 

11) Le retour du saint (عودة الولي) / Production du Théâtre régional de Batna 2015

      Adaptation du roman de Tahar Ouettar   "الولي الطاهر يعود إلى مقامه الزكي"

12) Le piège (المنداف) / du Théâtre régional de Souk Ahras 2015

      Adaptation du roman de Tahar Ouettar   " اللاز " (l’as)

 

B) Littérature

                                         

- Ecrits en arabe

 

13) Le pain et le condiment (الخبز و الإدام) – Roman publié en 2006

14) Avant même de te connaître (قبل البدء حتى) Roman publié en 2014 – traduit en français

 

 

- Ecrits en français

 

15) Le pire des mots (chronique) – 2008

   « Dans cette narration le roi Ubu s’y retrouve à merveille. Ce livre permet de remettre les pendules à l’heure au regard de notre immense égarement. Ce thriller est fondu dans la bêtise et l’absurdité humaines. Mohamed Bourahla nous livre un récit prenant, emballant qui donne des grincements de dents, des fous rires mais aussi des bleus à l’âme. À lire avec délectation et sans modération. »   Kheira Attouche, Quotidien national « Le Temps d’Algérie », 14 septembre 2009

 

  « Mohamed Bourahla met toute sa verve romanesque au service d’une œuvre corrosive qui nous plonge dans l’univers de la réalité, loin de la tendresse, de la cocasserie et des rêves invraisemblables. L’auteur d’ « El khobz wal idam » narre les aspects ubuesques d’un monde cruel. Cet ouvrage est pour lui l’occasion, sur un ton faussement naïf et plein d’humour, de croiser le fer avec l’absurde.» Samira Sidhoum, Quotidien national « Horizons », 30 août 2010

 

16) Le laurier-rose Recueil de 10 nouvelles 2009 *

 1 - Le cadre dirigeant;  2 - Les criquets; 3 - Le magistrat   4 - La visite au parent; 5 - Les grammairiens;  6 - Le fait divers;

7 - L’étrange histoire du méchant chien de la petite Rima D.;

8 - Les petits bouts de bois 9 - Le voyage 10 - Fin de piste .

 

 « L’auteur du recueil [...] nous raconte des bouts de vie comme il ferait avec un ami, sans se gêner, ni faire dans le protocole. Ses mots, où l’aisance dans la formulation le dispute à l’insolence, partent dès le départ en réseaux de partage de connivence exercée, mais non dite. Il y a une correspondance intime entre les héros et le lecteur solitaire, où qu’il se trouve. [...] Le recueil est lisible, visible, son charme est prégnant dès le premier chapitre où l’écriture adoptée évite les grandiloquences verbales et les postulats rébarbatifs, et c’est cela l’essentiel pour nous qui avions eu la chance de lire simplement Le laurier-rose. »  

                                   Bouziane Benachour - El Watan 21 novembre 2010

 

* Ce recueil contient des aphorismes et un essai de critique littéraire intitulé « les causeries »

 

 

17) Froiville Editions MIM 2017

 

 « Naviguer d’une langue à une autre avec autant d’aisance et de subtilité est aussi beau que l’onde concentrique produite par une pierre lancée sur un plan d’eau ! Concentriques à l’infini comme l’univers. Comme le TOUT. Être son propre traducteur, c’est être libre et signe une dimension universelle de l’auteur ; une passerelle entre les hommes. Ceci ne court ni les maisons d’édition ni les bibliothèques, ce qui mérite assurément un prix : celui de la noblesse d’âme, de la tolérance et de la générosité. »

                                                                   Messaoudi Djafer / Septembre-2017

AUTRES

 

18) Un lexique de traduction français – arabe des termes de gestion de ressources humaines 1998

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