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JE SUIS GRECQUE

Mélina Mercouri

Paroles: Pierre Delanoë, musique: Joe Dassin, Richelle Dassin, 1971

Si tu aimes Les aubaines Les problèmes Les échecs Prends le risque Et viens vite Je t'invite Je suis grecque Je vais te tirer les cartes Et dans ta vie je vois Des voyages des nuages Des orages avec moi Des voyages des nuages Des orages avec moi

Chez moi là-bas au bord de l'eau On joue toute la nuit Chez moi des hommes jeunes et beaux Parfois parient leurs vies

Prends tes armes Tout ton charme Mets des larmes A tes yeux secs Je regarde Je bavarde Prends bien garde Je suis grecque Allons viens ouvre ma porte Et rentre avec le soir Sois superbe Viens te perdre Oui viens perdre La mémoire Oui viens perdre La mémoire

Chez moi là-bas au bord de l'eau On joue toute la nuit Chez moi des hommes jeunes et beaux Parfois parient leurs vies

Si tu aimes Les aubaines Les problèmes Les échecs Prends le risque Et viens vite Je t'invite Je suis grecque Je vais te tirer les cartes Et dans ta vie je vois Des voyages des nuages Des orages avec moi Des voyages des nuages Des orages avec moi

Melína Mercoúri  (María Amalía Merkoúrià) est née à Athènes le 18 octobre 1920, décédée à New York, le 6 mars 1994, est une actrice, chanteuse et femme politique grecque. 

Elle est née dans une famille de la grande bourgeoisie athénienne, originaire d'Argolide dans le Péloponnèse. Son grand-père, Spyrídon Merkoúris, conservateur et opposant à Elefthérios Venizélos, fut maire d'Athènes et son père, Stamatis Mercouris  ancien officier de l'armée grecque, fut député.

Elle est élevée par des gouvernantes étrangères et des institutrices françaises qui lui apprennent l'anglais et le français en plus du grec.

Elle se marie à 15 ans pour fuir le milieu familial. Elle divorce à 18 ans.

Elle s'inscrit à l'Institut dramatique du théâtre national de Grèce à Athènes, où elle est l'élève de Dimítris Rondíris, un disciple de Max Reinhardt. Il la forme au répertoire ibsénien. Elle commence alors une carrière de comédienne qui se déroule entre Athènes et Paris, travaillant notamment avec Marcel Achard.

En 1949, elle réussit à échapper au répertoire dans lequel Rondíris l'avait cantonnée. Elle se tourne vers Karolos Koun et la méthode de Constantin Stanislavski. Si elle triomphe dans les pièces contemporaines, ses rôles dans des tragédies antiques ne sont pas aussi réussis.

Le cinéaste grec Michael Cacoyannis, futur réalisateur de Zorba le grec (1964), lui offre son premier rôle au cinéma en 1955 dans Stella, film qui lui apporte d'emblée la notoriété. Peu après, elle rencontre le réalisateur américain en exil Jules Dassin, dont elle devint l'égérie. Dassin la fait tourner dans huit films et ils se marient en 1966. Le film Jamais le dimanche (1960) apporte au couple une grande renommée internationale. Pour ce film, Melina Mercouri reçoit le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes et est nommée aux Oscars. La chanson qu'elle y interprète : Les Enfants du Pirée obtient, en 1961, l'Oscar de la meilleure chanson originale.

Privée de ses droits civiques à la suite du coup d'État fomenté en Grèce par les colonels en 1967, Melina Mercouri s'exile en France. Dans des tournées internationales, elle se fait dès lors le chantre de la résistance grecque à la dictature.

Dès la chute de la dictature, en 1974, elle rentre en Grèce où elle entame une carrière politique qui l'amène à progressivement arrêter le cinéma. Elle est successivement députée du Mouvement socialiste panhellénique pour Le Pirée en 1978 et ministre de la culture de 1981 à 1989, puis de 1993 jusqu'à sa mort. Elle s'est battue notamment, mais sans succès, pour le retour des frises du Parthénon exposées au British Museum. Dans le cadre du Conseil européen, elle crée, en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Conçue pour « contribuer au rapprochement des peuples européens », son idée était de désigner deux villes par an pour accueillir le théâtre de manifestations artistiques et mettre à l'honneur leur patrimoine historique et culturel.

Une semaine de deuil national fut décidée à la suite de son décès.

La Fondation Melina Mercouri s'occupe aujourd'hui de la préservation des monuments grecs antiques.

Théâtre

1949 : Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams
1951 : Le Moulin de la galette de Marcel Achard, mise en scène Pierre Fresnay,               Théâtre de la Michodière
1952 : Les Compagnons de la marjolaine de Marcel Achard, mise en scène Yves             Robert, Théâtre Antoine
1953 : Il était une gare de Jacques Deval, mise en scène Jean Darcante, Théâtre             de la Renaissance
1962 : Flora de Fabio Mauri et Franco Brusati, mise en scène Jules Dassin,                      Théâtre des Variétés.

Filmographie

1955 : Stella, femme libre de Michael Cacoyannis : Stélla
1957 : Celui qui doit mourir de Jules Dassin : Katerina
1958 : Gipsy (The Gypsy and the Gentleman) de Joseph Losey : Belle
1959 : La Loi (La legge) de Jules Dassin : Donna Lucrezia
1960 : Jamais le dimanche (Pote tin Kyriaki) de Jules Dassin : Ilya
1961 : Le Jugement dernier (Il giudizio universale) de Vittorio De Sica : la dame             étrangère
1961 : Vive Henri IV, vive l’amour ! de Claude Autant-Lara : Marie de Médicis
1962 : Phaedra de Jules Dassin : Phèdre
1963 : Les Vainqueurs (The Victors) de Carl Foreman : Magda
1964 : Topkapi de Jules Dassin : Elizabeth Lipp
1965 : Les Pianos mécaniques (Los pianos mecánicos) de Juan Antonio Bardem:            Jenny
1966 : D pour danger (A Man Could Get Killed) de Ronald Neame et Cliff Owen:              Aurora/Celeste da Costa
1966 : Dix heures et demie du soir en été (10:30 P.M. Summer) de Jules Dassin :             Maria
1969 : Gaily, Gaily de Norman Jewison : Lil
1970 : La Promesse de l'aube (Promise at Dawn) de Jules Dassin : Nina Kacewa
1974 : The Rehearsal (en) de Jules Dassin
1975 : Jacqueline Susann’s Once Is Not Enough (Once Is Not Enough) de Guy                 Green : Karla
1977 : Drôles de manières (Nasty Habits) de Michael Lindsay-Hogg : Sœur                    Gertrude
1978 : Cri de femmes (Kravgi gynaikon) de Jules Dassin : Maya/Médée

Bibliographie 

Kostas Georgoussopoulos, « Trois mythes qui ne sont pas des stars », dans Michel Démopoulos, Le Cinéma grec, Paris, Centre Georges Pompidou, coll. « cinéma/pluriel », 1995 (ISBN 2-858-50813-5)
Melina Mercouri, Je suis née Grecque, Paris, Éditions Stock, 1971, 320 p. (ISBN 2-253-00445-6)
Bertrand Meyer-Stabley, La Véritable Mélina Mercouri, Paris, Pygmalion, coll. « Cinéma & Spectacles », 2001, 328 p. (ISBN 978-2-857-04695-0, présentation en ligne [archive])
Nathalie Katinakis, Melina Mercouri et Mikis Theodorakis : les derniers héros grecs, Paris, L'Harmattan, 2011, 272 p. (ISBN 978-2-296-54935-7, lire en ligne [archive])
(el) Yannis Soldatos, Ιστορία του ελληνικού κινηματογράφου (Histoire du cinéma grec) : Γ : 1990-2002, t. 3, Athènes, Aigokeros,‎ 2002 (réimpr. 10), 270 p. (ISBN 9-603-22137-6).

Source : Internet 

Tag(s) : #Années 60, #Artistes, #Biographies

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