Structure et fonctionnement d'un karst de montagne sous climat méditerranéen: Exemple du Djurdjura occidental (Grande Kabylie - Algérie)

Publié par Malek Abdesselam

Structure et fonctionnement d'un karst de montagne sous climat méditerranéen: Exemple du Djurdjura occidental (Grande Kabylie - Algérie) = Structure and functioning of mountain karst in mediterranean climat: Example of western Djurdjura (Great Kabylie - Algeria)

Auteur(s) / Author(s)

Abdesselam Malek ; Mania J. (Directeur de thèse) ;

Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s)

Université de Besançon, FRANCE (Université de soutenance)

Résumé / Abstract

La chaîne du Djurdjura (2308 m) est située en bordure de la Méditerranée à l'Est d'Alger. Elle est formée par un empilement d'écailles, allongées dans la direction Est-Ouest, dominées par les calcaires massifs du Lias inférieur et de l'Eocène. La karstification est importante de type haut-alpin avec de grandes cavités et drains verticaux guidés par la structure géologique. Les précipitations (plus de 1200 mm/an à Tala Guilef et plus de 1500 mm aux sommets), sont à plus de 50% neigeuses en altitude. La fusion nivale produit des lames d'eau étalée dans le tempse et alimente l'infiltration. Le débit moyen à l'exutoire principal (Tinzert) est de 424 l/s. Le débit d'étiage est de 87 l/s. Au vu de sa superficie (11 km2) et de la longueur de la saison sèche (3-4 mois), ce débit est particulièrement soutenu. L'étude hydrodynamique a montré un fonctionnement complexe lié à la structure géologique, au régime climatique et à la nature des précipitations. Il possède une structure favorable à un piégeage important des eaux en surface par la rétention nivale, et dans l'aquifère avec des décrues longues. Le coefficient de tarissement est faible (entre 0,0014 et 0,0053). Les traçages montrent des vitesses de circulation des eaux faibles (50 m/h). Le karst profond encore peu développé semble capacitif. Le volume dynamique annuel est de trois millions de mètres cube. Le faciès des eaux est bicarbonaté calcique à la majorité des sources. Il est chloruré sodique à Tinzert. Ce caractère, associé à la présence du strontium, montre qu'en profondeur, l'écoulement est contrôlé par du Trias évaporitique. L'analyse multidimensionnelle des données hydro-chimiques, a permis de rattacher les différentes sources à des unités structurales distinctes. Elles constitueraient des ensembles hydrogéologiques indépendants comme relevés par les expériences de traçage et les analyses isotopiques. Les réserves peuvent êtres importantes en aval dans des terrains du pourtour des massifs et des structures capacitives comme le karst noyé, les accumulations de glaciers rocheux et les conglomérats de l'Eo-Oligocène

Source / Source

Travaux Universitaires - Thèse nouveau doctorat
1995 [Note(s) : [301 p.]] (bibl.: 169 ref.) (Année de soutenance : 1995) (No : 95 BESA 2068)

Langue / Language

Français

Publié dans Djurdjura

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