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En ce jour, le 17 juin 2018, Google met à l'honneur, M'hamed Issiakhem, à l'occasion du 90 ème anniversaire de sa naissance. L'imagette de son autoportrait, nous conduit aux liens existants sur Internet, qui parlent de cet illustre personnage Algérien, d'Aghribs en Kabylie. 

Cette délicate attention, même publicitaire, est appréciée par un grand nombre d'Algériens, la communauté artistique en particulier.   

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M'hamed Issiakhem naît le 17 juin 1928 à Taboudoucht (Aït Djennad, Aghribs) en Kabylie. À partir de 1931, il passe son enfance à Relizane. En 1943, il manipule une grenade, volée dans un camp militaire americain, qui explose. Deux de ses sœurs et un neveu meurent. Hospitalisé pendant deux ans, il est amputé du bras gauche. De 1947 à 1951, il est à Alger élève de la Société des beaux-arts, puis de l’École des beaux-arts d'Alger et suit les cours du miniaturiste Omar Racim. En 1951, il rencontre Kateb Yacine. De 1953 à 1958, il fréquente l'École des beaux-arts de Paris où il retrouve Kateb Yacine - les deux artistes demeureront inséparables. En 1958, Issiakhem quitte la France pour séjourner en RFA puis résider en RDA.

    En 1962, après l'indépendance, il est dessinateur au quotidien Alger républicain. En 1963, il est membre fondateur de l’Union Nationale des Arts Plastiques et participe à l'exposition des « Peintres algériens » organisée à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre »1 et préfacée par Jean Sénac puis en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs. De 1964 à 1966, il est chef d’atelier de peinture à l’École des beaux-arts d'Alger ; parmi ses élèves, il compte Ksenia Milicevic. Ensuite, il est directeur pédagogique de l’École des beaux-arts d’Oran. Il illustre alors plusieurs œuvres de Kateb Yacine. De 1965 à 1982, il crée les maquettes des billets de banque et de nombreux timbres-poste algériens. En 1967, il réalise avec Kateb Yacine un film pour la télévision, Poussières de juillet, en 1968 les décors du film La Voie, de Slim Riad. En 1971, Issiakhem est professeur d’art graphique à l’École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger et crée les décors pour le film Novembre. Il voyage en 1972 au Viêt Nam et reçoit en 1973 une médaille d’or à la Foire Internationale d’Alger pour la décoration du stand du Ministère du Travail et des Affaires sociales.

    De 1973 à 1978, Issiakhem est dessinateur de presse. Il dirige en 1977 la réalisation d’une fresque pour l'Aéroport d'Alger. Le Ministère du Travail et des Affaires sociales publie à Alger une plaquette dont Kateb Yacine écrit la préface sous le titre Issiakhem, Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l’enfer d’un peintre. En 1978, Issiakhem séjourne quelques mois à Moscou et reçoit en 1980 le Premier Simba d’Or (Lion d’Or) de Rome, distinction de l’UNESCO pour l’art africain. Il meurt le 1er décembre 1985 à la suite d’une longue maladie.

Éléments de bibliographie

Source utilisée pour la rédaction de cet article :

Ouvrage de Kateb Yacine

Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l'enfer d'un peintre, Alger, Ministère du Travail et des Affaires sociales

Catalogues d'expositions personnelles

M’hamed Issiakhem et Kateb Yacine, Les jumeaux pathétiques, par Benamar Mediene, UNESCO, Djazaïr, Une année de l’Algérie en France, Alger, 2003. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Catalogues d'expositions collectives

  • Peintres algériens, préface non signée de Jean Sénac, salle Ibn Khaldoun, Fêtes du 1er novembre, Alger, 1963 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Peintres algériens, textes d'Edmond Michelet et Mourad Bourboune, Musée des arts décoratifs de Paris, Paris,
  • Algérie, Expressions multiples : Baya, Issiakhem, Khadda (préfaces de Jean Pélégri, Benamar Mediene et Michel-Georges Bernard), Cahiers de l’ADEIAO n°5, Paris, 1987. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Les effets du voyage, 25 artistes algériens (textes de Fatma Zohra Zamoum, Ramon Tio Bellido, Michel-Georges Bernard et Malika Dorbani Bouabdellah), Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans, 1995 (ISBN 2950969801). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Ouvrages généraux

  • Dalila Mahhamed-Orfali, Chefs d'œuvre du Musée national des beaux-arts d'Alger, Alger, 1999 (reproduction : Les aveugles, n°73)
  • Tahar Djaout, Une mémoire mise en signes, Écrits sur l'art, textes réunis par Michel-Georges Bernard, Préface de Hamid Nacer-Khodja, El Kalima Éditions, Alger, 2013 (p. 25-38; éléments de biographie, p. 170)

Notes et références

L'exposition réunit des peintures : d'Aksouh, Baya, Hacène Benaboura, Benanteur, Bouzid, Guermaz, Issiakhem, Khadda, Azouaou Mammeri, Mesli, Martinez, Mohamed Racim, Bachir Yellès, Zérarti, mais aussi d'Angel Diaz-Ojeda, Jean de Maisonseul, Nallard et René Sintès, ainsi que des dessins d'enfants.

Articles connexes

  • Peinture algérienne contemporaine
  • Musée national des beaux-arts d'Alger
  • École supérieure des beaux-arts d'Alger

 

Liens externes

Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel

  • International Standard Name Identifier
  • Union List of Artist Names
  • Bibliothèque nationale de France (données)
  • Système universitaire de documentation
  • Bibliothèque du Congrès
  • Gemeinsame Normdatei
  • Bibliothèque royale des Pays-Bas
  • WorldCat
  • Site officiel de M'hamed Issiakhem [archive]

Galerie en ligne de l'artiste comportant une partie de son œuvre.

Tag(s) : #Biographies, #peinture, #hommage

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