Le Macchabée du Djurdjura et sa grotte

Publié le par Tabèche mohamed

La grotte du Macchabée, renferme dans ses entrailles un cadavre d'un corps humain depuis plus de sept siècles, conservé naturellement au fond d'une galerie en l'absence de la bactérie destructrice. Voici un petit film de 6. 57 minutes en huit millimètres (8 mm), éclairé au moyen d'un groupe électrogène de 300 watts qui montre un des trésors de Kabylie et l'état où il était il y a plus de vingt ans au moment de cette petite expédition entre copains. Les descriptions et les photos faites par les premiers explorateurs dans les années vingt on peut noter et observer une parfaite conservation du cadavre et de son environnement à l'exception d'une main manquante coupée par les profanateurs. Cette dernière espèce c'est depuis très développée que maintenant je suis triste d'imaginer qu'il ne reste plus grand-chose de ce vestige historique. J'y retournerai même à quatre pattes et vous tiendrai au courant.       le 18 Juillet 2007      Med Tabeche   

 

 

 

 

Le Macchabée 2012

 

          J'avais promis de retourner à la grotte du Macchabée pour vous rapporter des images plus récentes et de meilleure qualité, voila c'est fait !

J'ai découvert cette grotte et la dépouille il y a plus de 40 ans, je lui ai consacré de nombreuses pages dans mon blog. Ceux qui m'ont lu ont appris sur ce sujet presque autant que moi. Cependant une question se pose aujourd'hui.  

 

            N'avons-nous pas  trop écrit et parlé du Macchabée du Djurdjura et de sa grotte ? Tous ceux qui ont abordé ce sujet, pour diverses raisons à commencer par moi-même, que ce soit sous le noble argument de la préservation du lieu ou simplement pour révéler une curiosité rare, nous n'avons fait qu'attiser la curiosité de nombreux autres visiteurs et attirer par contre d'autres prédateurs et profanateurs sur les lieux.

Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions pour faire et réussir de bonnes actions, nous le savons depuis longtemps, une sentence de chez nous le dit : "Un jour, la cigogne voulait embrasser son petit, elle lui a crevé un œil". L'objectif est justifié, tendre et noble, mais la finalité est désastreuse. Pour le Macchabée et son antre notre intention était bonne et louable mais les résultats sont hélas décevants. 

Oui! Je fais mon mea culpa, peut être suis-je, à mon humble niveau, un peu responsable des dégâts irréversibles causés au Macchabée et à sa grotte ?

La visite récente m'a cette fois ci, permis de conclure sincèrement que le jeu ne vaut plus la chandelle, que le danger est plus important pour voir le peu qui reste du Macchabée, comme a dit la petite Maya Belaoud à la fin du reportage "j'ai vu le Macchabée mort" donc, passez votre chemin il ne reste rien à voir !  

 

 

 

                                                               

Le Macchabée du Djurdjura 2
   

 

Le Macchabée du Djurdjura est un cadavre d'un corps humain conservé à l'état naturel depuis des siècles au fond d'une grotte à l'abri des agents responsables de la décomposition. D'aussi loin que peuvent remonter les souvenirs des villageois des environs aucun, de ceux interrogés n'est en mesure de donner des précisions sur la présence du cadavre dans cette grotte  dénommée « Lghar n temdhint =Grotte de la ville » ou encore « Ifri Maareb = Grotte du Magreb» et grotte du Macchabée.                                                               

 

Son existence officielle a été signalée pour la première fois en 1923, ce qui provoqua sans doute le début des profanations et des dégradations du cadavre et de sa demeure. A notre première visite il y a plus de trente ans, nous avions déjà conscience qu'il fallait vite entreprendre des actions pour sa protection et sa préservation, mais en présentant la situation ça et là nous avions l'impression d'obtenir les effets inverses. Le mystère de ce lieu propice aux légendes aux croyances diverses est encore entier, mais le géni protecteur, gardien séculaire du cadavre et de son antre, semble lui aussi impuissant devant les destructeurs inconscients. Pour ceux qui savent lire, des pages d'histoire pourront être tirées de la grotte du Macchabée mais faudrait il encore pouvoir préserver ceux qui reste.

 

 Dégradations constatées sur le cadavre et dans la grotte :

 

-Une grande partie du cadavre est décharné.

 

-Ossements manquants.

 

-Mauvais état du grillage métallique de protection du cadavre.

 

-De nombreuses Stalactites et stalagmites cassées.

 

-Inscriptions à la peinture sur le crâne du cadavre et sur les parois.

 

-Des déchets de toutes sortes jonchent le sol de la grotte.

 

-Morceaux de plastique brûlé.

 

 Les fréquentes visites inconscientes et l'inflammation des plastique pour obtenir de la lumière ont provoqués la pollution de l'air de la grotte qui a eu pour conséquence la disparition des chauves souris, d'autres animaux cavernicoles et la décomposition rapide du cadavre.

 

Conduite à tenir lors de la visite :

 

-Ne pas toucher au cadavre et à sa demeure.

 

-Ne pas tenter de réparer quoique se soit, (c'est une affaire de spécialistes, si un jour ils sont mandatés)

-Reprenez avec vous vos déchets et ceux que vous trouverez par terre, s'il vous plait.

Topo de la grotte
Plan Maachabée

 

 

pour ceux qui veulent apprendre un peu plus sur le Macchabée du Djurdjura et sa grotte, voici un extrait d'un document des années Vingt, que je découvre presque en même temps que vous. Je n'ai rien changé au document pour lui conserver toute son authenticité.
En des termes pas très scientifiques l'auteur décrit les lieux et on note dans la description la parfaite conservation de la grotte et remarquerez également, sur la photo le parfait état du cadavre à cette époque, presque un siècle maintenant.
La grotte est immense et belle, le vestige est exceptionnel, le mystère est encore intact, j'espère que les jeunes d'Akaouj, d'Aourir Ouzemour et des autres villages environnant, que je salue au passage puissent se mobiliser pour une protection effective de ce trésor.      

 

Source:
Recueil des Notices et mémoires de la Société Achéologique
Historique et Géographique
54ème volume de la collection années 1922 1923
Constantine.

 

 

 

 

 

La grotte du Tidjer


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La grotte de la momie

"C'était en juillet 1940. Pour récompenser les élèves d'un beau travail pendant l'année, le corps professoral avait eu l'agréable Idée de nous offrir une promenade à la montagne. Objectif précis : grotte dite "de la Momie ".

Le jour du départ, nous étions très nombreux au rendez-vous. Ce fut d'abord les préparatifs : il faut penser aux couvertures, aux vivres, etc. Départ dans l'après-midi, On passe par la rivière, à Asaka, et on en profite pour prendre un bain, après quoi, c'est moins drôle, il y a la côte affreuse des Aït-Mangellat pour atteindre le gîte d'étape, Ouaghzen. A la nuit tombée, on soupe et ensuite le feu de camp avec ses saynètes variées et toutes joyeuses où Roland et Mazari déployèrent ce soir-là tous leurs talents d'artistes. Ce fut un beau succès.

Le lendemain nous montions à Michelet où un car nous attendait qui nous déposa bientôt à peu de distance de la fameuse grotte. Nous continuâmes à pied. Quelle joie à l'approche de la belle montagne du Djurdjura : de temps en temps nous lancions un chant; de jolis ruisseaux couraient au pied des rochers; nous "cassâmes la croûte" au bord de l'eau chantante, puis, l'un derrière l'autre, ce fut l'escalade par un chemin — hem ! Un chemin ! — qui montait droit sur l'entrée de la caverne : au-dessus de nous des troupeaux de singes s'enfuyaient : quelques-uns parmi nous criaient pour les effrayer : " Ne criez pas, nous dit le père, ces singes vont nous jeter des pierres !" Après mille peines — pas une de moins — nous arrivâmes devant l'entrée de la grotte, on peut bien dire la porte.

Avant d'entrer, nos guides nous avalent bien conseillé le silence, "et suivez les flèches !" Nous allumâmes deux lampes à carbure et plusieurs lampes électriques vinrent en renfort, car il fait un noir terrible là-dedans. La visite commença : des gouttes d'eau nous tombaient sur la tête, dans le cou, sans avertir, nos pieds glissaient sur de la boue et nous pataugions dans des flaques d'eau invisibles; parfois, de véritables précipices s'ouvraient soudain devant nous, béants; pendant de la voûte ou sortant des parois gluantes du tunnel, des stalactites et des stalagmites formaient des statues funambulesques. On marcha longtemps. Soudain des cris s'élevèrent, à quoi succéda un beau désordre : la tête de la colonne avait perdu la piste ! — Si on doit y rester un jour ou deux, me souffla Hazi, je crois que cela va aller assez mal ! — Moi, je n'ai pas peur, répondis-je : nous sommes assez nombreux. Ce n'était heureusement qu'une affaire de quelque cinq minutes et la visite continuait tranquille, paisible, sereine, apaisante et... obscure. Deux bâtons de chocolat de prime à qui trouvera le premier la momie ! En fait, conséquence de l'émulation, plusieurs la découvrirent en même temps : elle était là, derrière un grillage qui la protège des indiscrétions : en levant la tête, on aperçoit, vingt mètres plus haut, une grande fenêtre qui laisse passer une lumière étrange. Après une série si impressionnante d'émotions si diverses, ce fut bientôt le moment du retour, sur Ouaghzen.

 

Une séance de cinéma clôtura la journée merveilleuse et tout le monde s'en alla coucher, comme dans la chanson, harassé de fatigue. Le lendemain, la vie normale recommençait.

 

                                                                A.N. Bijoutier à Beni-Yenni"

J'ai trouvé ce d
ocument de 1940 qui parle "de la grotte de la momie" : (la grotte du Macchabée), publié en décembre 1949, dans le " bulletin trimestriel de l'association des anciens élèves et des amis de l'école d'Aït Larba" signé par : Ali N. Bijoutier, ancien élève.
La légende de la grotte du Macchabée  
Le Macchabée du Djurdjura  
link

 

 

 

La légende de la grotte du Macchabée

Voici un récits, extrait d’un document de 1923, d’origine inconnue, quelque peu modifié et corrigé par : Toumert abbas et Tabeche mohamed  

 

Sur la petite place du village d' « El Korn », dont la pointe s'avance, comme un éperon aigu entre la route de Michelet et de Beni Menguellet, Amokrane le Khodja assistait placide et muet, à l'éveil du jour.

Le ciel palissant s'auréolait de lueurs brillantes du côte d'Ait Hichem, et les cimes éloignés, émergeant des fonds obscurs de la nuit s’éclairaient des premières flèches du soleil. Partout les villages allongés sur les crêtes élevées, offraient à la caresse naissante de la chaude lumière du jour, les masses blanches et rouges de leurs maisons pressées et resserrées. Des gourbis d’El Korn, aux odeurs d'étable, commençaient à sortir avec de plaintifs beuglements, les petits bœufs adroits du Djurdjura, les chèvres mutines, passives et bêlantes, sous la conduite de jeunes bergers, de fillettes impubères et de vieilles femmes rabougries.

Dans ses mains habiles à mouler les caractères arabes avec le qualam de roseau, Amokrane laissait glisser, d'un mouvement rythmique, les perles chantantes de son chapelet. De son observatoire, son œil pouvait suivre les milles mouvements de la vie renaissante ; mais il paraissait indifférent à la beauté de l'heure qu'au calme serein de la nature. Pourtant, une silhouette surgissant à l'entrée du village lui fait dresser la tête.

- Que le salut soit sur toi, lui cria un étranger de passage. C'était un homme jeune, vêtu à la façon des Tolbas marocains la face émaciée et pâle.

 

Un silence s’établit. Le Taleb s'approcha d' Amokrane, s’assit avec des gestes mesurés et reprit les salutations d'usage. Puis sans transitions.

- Connais-tu ô frère, la grotte de l'Azrou n'Tidjer ?

- Ne parles pas ainsi, ô étranger, s'empressa de répondre le Kabyle en regardant instinctivement et furtivement autour de lui.

- Prends garde de mécontenter le génie qui s'y trouve, il pour­rait t’arriver malheur comme à celui qui dort dans le trou du mort depuis si longtemps, qu'aucun de nos ancêtre, parmi les plus reculés n’a pu l'identifier,

- Tu connais donc la grotte ?

- Oui, mon père le Khodja et mon regretté grand-père, qu'Allah l’admette en sa miséricorde, m’ont souvent raconté qu'un immense trésor y est caché. Mais aucun homme n’a pu le découvrir. Qui oserait d'ailleurs, braver le génie qui le garde.

- Moi ! répondit le Marocain, avec une flamme dans le regard. Je possède, ajouta-t-il à demi voix en se penchant vers son interlocuteur, un manuscrit d'un grand marabout de mon pays. Le chemin du trésor y est indiqué tout au long, et j'ai reçu de lui l'incantation favorable. D'un ton confidentiel, il se mit à réciter en montrant prudemment, sans le déplier, un papier jauni qu'il avait retiré de sa djebira de cuir.

"Un endroit dans la montagne d'Aourir Ouzemmour. Quand vous ar­riverez à Aourir Ouzemmour, demandez le lieu appelé Mekil El Mays. Cherchez. Vous trouverez une grotte dont l'entrée est situé du côté Nord. C'est une grotte. Entrez y et marchez un bon moment. Vous trouverez un marché sous forme de gens. Marchez encore un moment vous trouverez un mort. Marchez un autre moment vous trouverez un puit dans lequel il y a des escaliers naturels. Descendez dans ce puit, vous trouverez une petite ouverture pas­sez par cette porte, vous trouverez une forme de chèvre, marchez plus loin, vous trouverez du brouillard blanc, Avancez encore, vous trouverez des roseaux balancés par le vent. Marchez toujours et vous trouverez un arbre au pied duquel il y a des tas d'argent et d'or, des tas nombreux, de quoi charger mille chameaux. Tout cela est le trésor de Karoun,"

-Ah ! Si je trouve seulement un compagnon au coeur ferme et résolu pour m'accompagner, ajouta l'étranger avec un soupir. N'en connais-tu aucun, ô fils de Kabylie ? Un silence pesa entre les deux hommes.

J'irai moi même, ô mon frère, murmura Amokrane. Sois ton hôte aujourd'hui et demain, à la pointe du jour, je te guiderai, s'il plait à dieu, vers la grotte d'Aourir Ouzemour.

 

 

L'aurore du lendemain trouva le Marocain et le Kabyle au pied de la muraille verticale et nue de I'Azrou n'Tidjer. De leur pas souples, vigoureux et sûr ils abordèrent la paroi rocheuse par un sentier dissimulé, capricieux et dangereux; plutôt fait pour des chèvres que pour des hommes.

 

 Le sang battait dans leurs artères gonflées et la sueur inondait leurs fronts lorsqu'ils arrivèrent à l'entrée de la grotte. Ils n'accordèrent aucun regard à l'original et délicat lampadaire que forme un figuier sauvage poussé la tête en bas dans les (anfractuosités) de la roche ; mais ils ne purent retenir les frissons de crainte superstitieuse en franchissant le porche d'entrée qui se renferme, dit-on, sur les audacieux qui osent disputer au Génie la possession du trésor et profaner le silence ténébreux de sa demeure. Le Marocain avait prit soin en pénétrant de prononcer d'une voix troublée, la formule magique. Ils frissonnèrent encore en passant près du large puits obscur, ou la lumière d'une lanterne se perd dans d'inquiétudes profondeurs, tandis que se répercutaient le plus en bas, les échos lointains des pierres projetées. Puis, ils franchirent le labyrinthe, passage difficile et tortueux entre des pierres énormes et chancelantes. Et voici qu'à la lueur de leurs torches vacillantes, ils arrivèrent au marché de la grande salle peuplée de stalagmites en forte de gens accroupis, capuchons rabattus. Quelques mètres plus loin encore et la lumière du jour pénétrant par une lucarne naturelle les avertit qu'ils étaient arrivés à l'extrémité de la grotte,

 

Une émotion les saisit. Là, se trouvait le mort et aussi le puits au trésor fabuleux ! De la lucarne, les rayons lumineux apportaient dans la caverne une blanche et diffuse clarté, un cône d'éboulis partant de l'ouverture, venait mourir en s'évasant dans la salle. De petits cailloux aux teintes délicates, polis et ronds, jonchaient le sol. A gauche, dans une sorte de niche au seuil surélevé, se devinait le fameux puits. A droite, le plafond s'abaissait jusqu'au raz du sol. En se couchant, les deux hommes aperçurent un caillou plus grand que les autres, c’est le crâne poli du cadavre. Couché sur le dos, la face retournée vers la droite, il semblait continuer un sommeil séculaire. Près de lui, les vestiges d’un foyer, des pierres noircies, des cendres et quelques tisons éteints.

 

 

-C'est là, murmura le Marocain, aide moi à allumer le feu. Ils s'avancèrent sous la voûte basse, remplacèrent les tisons de l'ancien foyer, ajoutèrent du bois qu'ils avaient apporté et bientôt s'élancèrent des flammes dont les lueurs animèrent sur les parois rocheuses des formes fantastiques. Les deux hôtes chancelaient au moindre bruit répercutait par les recoins de la grotte. Le Marocain s'approcha du cadavre momifié, de son boussâdi tranchant, il découpa craintivement, sur le haut de la cuisse droite, à la limite du bas-ventre, à l'endroit où d'autres avant lui avaient déjà découpé, avec leurs mains profanatrices, un lambeau de peau élastique et souple. « Au nom de Dieu », dit-il. Dans le ventre une matière rouge, pareil à de l’agile, remplaçait les entrailles, sous l’action du couteau, quelques parcelles se détachèrent sur le sol. Impressionné, le Marocain recula en heurtant le bras droit de la momie...Une sueur glacée l'inonda. Son compagnon, le Khodja Kabyle baigné de lueurs du foyer avait un aspect spectral et livide.

-Haltes-toi, ô mon frère, murmura t-il au Marocain. Celui-ci s'accroupit devant le feu. De la pointe de son couteau, il déposa sur les tisons embrasés le morceau de peau en prononçant les formules Maraboutiques.

 

Des flammes pétillement et une fumée floconneuse s'envolèrent vers la voûte. D’une voix lugubre, le Marocain répéta les mots magiques qui s'amplifièrent. Puis le silence envahit de nouveau l'antre du cadavre...

 

Immobiles et anxieux, les deux hommes attendirent le Génie du Dieu, le guide unique et seul initié, qui devait, plus loin que le brouillard blanc, plus loin que les roseaux balancés par le vent les conduire aux tas nombreux d'or et d'argent, au trésor de Karoun..... Que mille chameaux chargeraient pour eux.

  

Il doit être dans le puits, souffla le Marocain d'une voix étouffée... Allons-y... D'un effort, ils se levèrent... Le puits s'ouvrait dans la niche gauche et gardait, dans ses ténèbres, l'impénétrable mystère de son trésor.... Une pierre détachée du bord, rebondi sur la paroi et toucha le fond... l’écho, divin sonna joyeusement aux oreilles des deux compagnons. Le trésor ! Y’a Allah ! Et leurs visages s'épanouirent. Descendons. Mais des profondeurs du puits, voilà qu'un bruit étrange et puissant s'élève, s'enfle et roule comme un tonnerre, pareil au froufrou de milliers d'ailes, à l'entrechoc, bourdonnant de battements rapides et multiples... Le bruit monte, formidable et terrible; un souffle violent frappe au visage les deux imprudents qui entrevoient terrifiés, une forme sombre et velue s'élève avec un bruit infernal... Le génie ! Le génie ! S'écrièrent-ils en fuyant épouvantés... .  

Document de 1923 d’origine inconnue, quelque peu modifié et corrigé par : Toumert abbas et Tabeche mohamed   

 

 

Chute à la grotte du Macchabée

 

LChute-au-Macchabee.jpga montagne c’est beau mais aussi très dangereux. Ghani a fait l’expérience douloureuse en chutant à un endroit où peu ont eu la chance de s’en tirer à bon compte, à la descente de la grotte du Macchabée.

En mai dernier, j’ai partagé avec Ghani et une dizaine d’autres personnes une randonnée au lac Gulmim. Il voulait faire découvrir aux élèves de l’école « Studio 21 », comment photographier et filmer des paysages féeriques avec du matériel dernier cri. En cette fin juillet, à la grotte du Macchabée, Ghani a probablement baissé sa garde en s’équipant d’appareils numériques dotés de GPS de téléobjectifs de grand angle etc… en négligeant quelque peu le matériel de sécurité rudimentaire : le casque, les cordes, lumière etc. …. 

Connaissant bien les lieux et pour être intervenu avec mes compagnons, au secours en montagne en tant que bénévoles. Je peux affirmer que, l’intervention des pompiers d’Aïn El Hammam est un exploit en lui-même, sachant que la protection civile de Tizi-Ouzou ne possède pas de GRIMP (Groupe de Recherches et d’Intervention en Milieux Périlleux) à l’instar de Bouira et d’autres régions d’Algérie, et que Ghani a des proportions hors normes pour le matériel de secours conventionnels des pompiers : attelles, brancards, etc.

Il serait peut être temps de penser à installer une unité de protection civile dédiée spécialement au Djurdjura, qui gérera tous risques inhérents à la montagne. Basée, bien entendu, à un endroit où elle peut intervenir rapidement.

Dès que tu seras sur pieds mon ami, nous retournerons dire bonjour à ce sacré bonhomme, le Macchabée. 

 

Vidéo de Massinissa Nait Sidi Ahmed, ici: http://www.facebook.com/video/video.php?v=143390272353964 (uniquement pour ceux qui ont un compte facebook)

 

   

 

 

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hamid 25/04/2014 03:34

bravo , je croyait qu on avait pas nos nicolas hullot ... , meme si on a pas les moyens mis a sa disponiblité pour valoriser plus le scientifique français , les notres font ce qu ils peuvent avec les moyens de bord , un clin d oeil a cet etat dont les resonsables ne s occupent que des secteurs où il y a de l argent a ramasser et amasser , la culture ainsi que la science pour eux c est pour les pauvres naifs que nous sommes .