La montagne de Kouriet, un belvédère

Publié le par Lghotti Nekmouche

   Massif montagneux à part entière détaché de la chaine du Djurdjura, elle est un haut lieu de la résistance pendant la guerre de libération. De la plupart des villages de la haute Kabylie, nous n’apercevons que sa face nord et cache à notre vue toute la belle vallée des At Ergane. Quand vous la visitez, elle montre bien plus que ce qu’elle ne cache. La randonnée de ce vendredi 11/11/2016 nous a permis de visiter ce merveilleux endroit.

   Nous l’abordons par son versant sud au départ de d’At Ergane. Faisant miroir à l’imposant massif du Djurdjura qui semble nous dire “je suis plus grand, plus fort, je ne comprends pas pourquoi vous me boudez pour me préférer à Kouriet, mon appendice”. Confus par tant de sollicitude, nous commençons notre ascension, la journée est ensoleillée, le temps frais (8°C), des conditions idéales pour la marche. Au départ de Taguemount, un village des At Ergane, la pente est raide, le chemin est rocailleux, le sol humide et glissant. Notre progression est lente et prudente. La végétation est dense des deux cotés de ce chemin qui ne cesse de monter. Nous croisons des bergers qui avec ses chèvres, qui avec ses brebis colonisent le flanc de cette montagne. Notre guide et ami, Djamal, fut dans son jeune âge berger à Kouriet, il connait parfaitement la région, nous livre quelques secrets et nous en profitons. Plus nous avançons plus la vue est dégagée. A chaque halte, nous nous retournons pour admirer le Djurdjura et ses premières neiges louant ainsi sa beauté et sa suprématie pour excuser notre choix. La vallée avec ses villages au flanc de la montagne est un spectacle d’une rare beauté pour les yeux, Les villages des hauteurs des Ouacif reflétant les premiers rayons de soleil se laissent admirer La montagne est belle, la randonnée une évasion et le paysage une féerie.

   Nous passons de l’autre coté de la montagne, sur son versant nord. Nous découvrons un autre paysage, la vallée des Ouadhia et les collines de la haute Kabylie en sont les acteurs. Nous surplombant le village d’Agouni Gueghrane avec ses toitures en tuiles rouges, ses ruelles tortueuses et ”son rocher” autour duquel s’agglutine ce village qui a vu naitre Slimane Azem, chantre de la poésie et de la chanson kabyles. At El Kaid et ses canyons prolonge cette crête, délimitant ainsi la plaine “Azaghar“ . Plus loin, la ville des Ouadhia que prolonge Mechtras avec ses oliveraies. At Vouadou, At Voughardane et Boghni sont au pied de la montagne. Sur les hauteurs de cette vallée, des At Aissi, aux Béni-Yenni et jusqu’à Akbil, un chapelet de villages enfilés comme des perles occupent la moindre crête de cette première colline. Plus en arrière les At Iraten, Ichridene, Michelet jusqu’aux confins d’Azru n Dhur où se perd notre vue, occupent ce deuxième horizon. Comme je vous le disais plus haut, la montagne de Kouriet montre plus qu’elle ne cache, c’est un véritable belvédère.

   Nous terminons notre randonnée au village de Tizi Mellal pour enfin rejoindre At Eergane distant de trois kilomètres, point de départ de notre randonnée. Nos remerciements pour notre guide et ami, Djamal, ainsi qu’à sa famille, qui nous ont accueilli chez eux où nous est servi un gouter, une tisane d’herbes de montagne avec une succulente “timcheouchthe “. Merci.  

Par : Lghotti Nekmouche , le 12/11/2016

La montagne de Kouriet, un belvédère
La montagne de Kouriet, un belvédère
La montagne de Kouriet, un belvédère
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