Aït Mohand et ses oliviers

Publié le par Tabèche mohamed

La-r-colte-des-olives.jpgJe voulais rencontrer le concepteur du site Internet « Ait Saada mon village ». J'ai donc rencontré pour la première fois Ait Mohand Idir, 66 ans, « Da Idir » comme on dit en Kabylie. Nous avons parlé de beaucoup de choses à la fois durant des heures : d'appareil photo, de cameras, de la HD, de l'informatique, d'Internet, de logiciel, de poésie, de coutume, de tradition et d'olivier bien sûr parce que c'est la saison de la cueillette, c'était d'ailleurs l'objet de son déplacement au pays. Il est si fascinant que je me devais de le suivre avec ma caméra, le voir dans l'activité champêtre et tenter quelque peu de filmer ce profond sentiment d'un Kabyle avec la nature, ses figuiers, ses frênes, ses chênes et ses oliviers en particulier. Aucun élément de son champ n'est placé au hasard : les pierres, les arbres et les arbustes, ils sont tous disposés et ont tous une histoire, il semblerait même qu'il perçoit sur chaque olivier le film de ses ancêtres en train de les planter ou d'entretenir ses arbres pour qu'ils préservent, encore aujourd'hui, ces allures majestueuses. Da Idir maîtrise aussi bien l'informatique, l'Internet, le verbe, que la hache, le sécateur pour exploiter et entretenir ce fabuleux héritage qui se réduit en peau de chagrin de génération en génération. Bien imprégné et respectueux des valeurs des anciens, il dira comme tous les Kabyles et ces gens de la terre « Dakhal e Lejdhoudh » : « il m'a été prêté par mes parents, qui l'ont reçu des leurs, pour le transmettre à mes enfants ». Mais les liens ne cessent de se rompre.    15 janvier 2009.

 

 

 

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