Poètes d'avril

Publié le par Tabèche mohamed

Lors d'une des journées de la semaine de l'Amazighité, à la maison de la culture Mouloud Mammeri, j'ai rencontré par hasard un groupe de poètes. Durant l'interlude, ils ont bien voulu dire devant ma camera, un de leurs poèmes. Malgré le brouhaha, la rime est captivante, le sujet de l'heure est les événements d'avril, mais ils disposent de répertoires riches et variés. Inspirés par Si moh ou m'hend, par la déesse muse ou par les maux ou les mots, comme diraient Djaffar et Idir, ces poètes ont des choses à écrire et a décrire, ils ont des choses à dire. Beaucoup voudraient publier, mais la difficulté est là, trop onéreux. Il n'existe pas à notre connaissance, de structures de publication à but non lucratif, ou encore, des éditeurs qui prendraient en charge les spécificités des petits auteurs, comme par exemple, éditer un petit nombre d'exemplaires à compte d'auteur à des prix abordables aux petites bourses. Repenser les droits de protection des réalisations intellectuelles non professionnelles et de leurs promotions. Seuls, l'Etat et les associations peuvent trouver peut être, des remèdes pour sauver la poésie de la médiocrité, de l'oubli ou de sa disparition même. Il y a certes beaucoup de choses à dire sur la poésie, que ce soit sur le plan technique, culturel et autres, mais El Djouher, Belkacem, Ahcene, Saïd, et beaucoup d'autres sont certainement mieux placés que moi. Nous n'assisterons sans doute jamais, à ces joutes oratoires durant les cérémonies de mariages. Des mots ciselés et des phrases subtiles en rime utilisés par le groupe de la mariée ou du mari pour tenter de déstabiliser l'autre en des termes polis et courtois. Le vainqueur non clairement désigné, explique avec métaphores « à l'autre protagoniste » que : « votre fils a de la chance d'épouser notre fille ou vice versa».

 

 

 


Publié dans Art culture tradition

Commenter cet article

al 28/04/2009 16:15

Tu re-poses un problème pertinent et récurrent à la fois. Seul quelqu'un de l'envergure d'un Djaout pourrait "oser" la poésie. J'observe qu'en France les poètes sont pris en charge de façon très organisée par le mouvement associatif.
Merci pour cet article et la vidéo qui va avec.

webmaster 28/04/2009 10:50

merci pour ce blog ........ si bien fait !!
alors voir aussi le site de mohia(collectif hommage mohia)
www.hommage-mohia.tk / et le site officiel de fiml de Mokrnan HAMMAR (avril 2009 ) Yir Avrid sur www.yi-avrid.tk

merci

Idir 26/04/2009 23:22

Merci mon ami de m’avoir cité à côté de Djaffar qui a écrit, dans son recueil intitulé flagrants délits, un fatras de poèmes pour un monde sans poésie. Il ajoute : la poésie est comme l’énergie nucléaire, entre les mains d’Oppenheimer ou celles de Truman. Djaffar est un médecin doublé d’un poète hors normes. Dans son embarcation attelée à des requins, il invite le lecteur à prendre place à côté de lui et naviguer à travers les océans à la découverte d’un monde surréaliste dont il a le secret. J’ai voulu l’accompagner dans son voyage, mais avec regrets, j’ai dû décliner l’invitation à cause des profondeurs !

gene 25/04/2009 22:23

c'est pareil ici, j'ai voulu faire un carnet de voyage sur chalabre à l'aquarelle , c'est hors de prix. C'est comme ça que j'ai eu l'idée du blog, pourquoi pas un blog de poésie? C'est une autre façon de les faire connaître et surtout moins coûteuse. bonne soirée