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Compte-rendu du PND le, 22 mai 1983

Introduction de la Bartavelle dans la région du Djurdjura dans les années  80.

Voir le portail ornithologique

Si la réussite de l'introduction de l'"Alectoris Greca" sur le versant Sud du massif central de (Tikjda) a été prouvée à maintes reprises il en était jusqu'alors différemment pour le versant nord du massif occidental (Tala-Guilef).

Le nombre d'oiseaux lâchés sur le versant Sud depuis 1980 dépasse deux mille (2 000). A Tala-Guilef seul 220 Oiseaux furent lâchées (120 le 12 novembre 1980, et 100 le 05 novembre 1982). Ce petit nombre a rendu l'expérience quelque peu marginale, le suivi de ces lâchers a été considérablement compliqué par des tempêtes de neige prématurée ayant suivi 10 jours environ après les dates suscitées.

Cependant, nous avons reçu certaines informations sur la présence et la reproduction naturelle de ces perdrix à Tala-Guilef (informations qui n'ont pu être vérifiées directement).

En effet, parallèlement au dernier lâché (11 mai 1983), certains éléments des lâchés sont réapparus dans le secteur.

Le lâcher de perdrix du 11 mai 1983

Nombre d'oiseaux réceptionnés : 350

Nombre d'oiseaux lâchés : 349

(1 Décès)

Lieux de lâchers :

* Terrain grillagé (1 cage)

* Crête du pic des cèdres (2 cages)

* Assif n Ait Mendes (1 cage)

* Assif échemilé partie supérieur (3 cages)

Remarques : Contrairement à nos propres recommandations, le lâcher a du se faire à une heure tardive de l'après midi car le véhicule du parc étant immobilisé, nous avons dû utiliser une voiture de l'administration.

Le suivi des oiseaux fut assuré sur une durée de huit jours, du lever au coucher du soleil.

1er et 2ème jours : Formation de groupes avec prise en charge par de vieux coqs dans trois cas d'observation.

Les groupes formés se sont dirigés vers de hautes crêtes et nous avons du les observer ultérieurement dans des zones élevées de 300 mètres par rapport au lieu de lâcher. Il semblerait que les éléments regroupés avec prise en charge par un vieux coq ou un jeune chef soient le mieux intégrés aux éléments restant ils ont pu être observés tournoyants dans la zone du lâcher, et il est à noter que les pertes les plus importantes, dues aux prédateurs, ne soient dans les groupes isolés (une cinquantaine environ sur l'ensemble).

Signalons en outre le cas d'un braconnier surpris sur le fait et remis aux autorités de Draa El Mizan pour poursuites judiciaires.  

 

A chaque fois que l'occasion se présente, je complète les données même non prouvées, justement pour inciter à l'étude scientifique éventuelle !

Il paraîtrait que, le croisement entre les sujets locaux avec ceux des relâchés, donnent des sujets hybrides...Ce qui conduirait, inévitablement dans le temps, à l'extinction d'une des deux espèces. Dans le cas de ces expériences risquées entreprises par le PND, de 1980 à 1983, par des lâchées de perdrix grecques. Il faut malheureusement noter que le braconnage a était quelque peu utile pour sauver la perdrix locale, plus farouche, plus difficile à attraper  mieux adaptée au terrain. En conclusion, la perdrix locale est sauvée_ Mais je n'ai pas encore eu connaissance d'étude ressente à ce sujet, je me renseignerai... 

Il n'est pas utile de rappeler que tout ce qui est local, authentique est beau et meilleur. C'est notre patrimoine et de notre culture. Nos expressions même, sont basées sur ce qui est local, il y en a beaucoup_ je citerai uniquement celles qui se rapportent à notre perdrix. 

En disant : "A taskurt" à une fille ou femme, c'est un compliment, sur sa beauté, son charme, sa grâce...; "Aferruj n tskurt" = éloge mixte pour fille ou garçon...; Lhiva n tskurt" = Impressionnant (bruit de ses ailes au début du vol, impressionnant). Voir les chansons de Allaoua Zerouki; Cheikh El Hesnaoui...    Med Tabeche . le 27 juin 2020    

Tag(s) : #Faune et flore
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